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Maison Julien Gracq

Rencontre entre Aliona Gloukhova et Jean d’Amérique

Clôture de résidence

Jeudi 29 avril

En mars-avril 2021, Aliona Gloukhova et Jean d’Amérique ont été accueilli en résidence de création à la Maison Julien Gracq. Les circonstances particulières qui sont les nôtres depuis plus d’un an les ont empêchés de rencontrer un public en chair et en os mais ils ont su s’adapter à la situation et s’emparer des outils numériques à leur disposition pour nous offrir des temps de médiation d’autant plus précieux en cette période de disette culturelle. Ils viennent l’un du Far West et l’autre du Far East, de Côte-de-Fer (Haïti) et de Minsk (Biélorussie), pour être plus précis, et il fallait donc qu’ils se retrouvent ici, chez Julien Gracq, où fut inventé le Farg(h)estan, dont le point cardinal est incertain, sauf à dire qu’il est très lointain. Ils transportent dans leur exil des haillons de leur monde disparu dans le temps comme dans l’espace – l’URSS tchernobylienne où est née Aliona ; l’île secouée, fracturée, torturée par les tontons Macoutes et les séismes d’où nous vient Jean. Il faut entendre dans l’étrange français qu’ils parlent l’un comme l’autre et qu’ils réinventent dans leurs livres comme un écho de leurs pays blessés. On ne s’étonnera pas que les livres qu’ils ont conçus ici, dans la douceur sableuse des bords de Loire, s’intitulent Opéra poussière et Géométries désaccordées : où l’on perçoit comme une tentative d’apprivoiser le chaos par la magie des mots.

Dernière modification le 29 avril 2021