Caroline Sagot-Duvauroux

Caroline Sagot-Duvauroux

Pour nous, depuis longtemps, Caroline Sagot Duvauroux peint et écrit. Pour nous et avec nous. Quand on lit ses livres, il s’agit de vivre et penser. Les deux ensemble. Et c’est jubilatoire. C’est peut-être cela qui fait de cette littérature un haut domaine où on parvient de livres en livres, de phrases en phrases, surpris et riant de tant de pertinence. Il s’agit d’être dans le présent d’un repas, d’un chemin, d’un amour, dans la chair de la vie, quelque part dans le monde où ça vit, ou ça souffre, où ça jouit. Mais chaque fois il s’agit de déplier ce qu’il y a là de notre condition humaine, de débusquer les mots dans la chair. Et c’est bien une langue, une poésie, la poésie de Caroline qui commet cette surprise, c’est le chant inattendu et pourtant espéré. Elle dit ce que nous avons à dire mais que nous ne savons pas, qui nous apparaît alors comme une révélation complexe et belle. La langue de Caroline est une invention. C’est bien ce qu’on demande à la littérature : inventer ; car tous les livres du monde ne sont pas de la littérature. Rares peut-être même ceux qu’on gardera, qu’on relira. Et ceux là je peux vous l’assurer tiendront.

« Eclabousser la langue d’un oui qui refuse, d’une puissance innommable. Le conflit et le gré. Si tout s’articulait de penser, la poésie serait inutile. La poésie cherche à inarticuler l’énigme de parler. A pipuiter entre les thèses. »

Le Buffre, page 41.

Bibliographie de Caroline Sagot-Duvauroux aux éditions José Corti :

http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/VentChauleCSD.html

et articles sur le site remue.net :

http://remue.net/spip.php?rubrique112

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