Sébastien Brebel et le théâtre Amok

L’écrivain Sébastien Brebel sera accueilli en résidence à la Maison Julien Gracq en compagnie du metteur en scène Hervé Guilloteau et des comédiens Gilles Blaise et Ronan Cheviller.

Une résidence d’écriture placée sous le signe de l’interprétation, première étape à une mise en voix et en espace de la pièce en cours d’écriture « Adieu Lenz » de Sébastien Brebel. La pièce « Adieu Lenz » sera créée au printemps 2015, une coproduction du Théâtre Amok et de Grosse Théâtre.

L’écrivain Sébastien Brebel est accueilli en résidence à la Maison Julien Gracq au printemps 2014 en compagnie du metteur en scène Hervé Guilloteau et des comédiens Gilles Blaise et Ronan Cheviller.

Une résidence d’écriture placée sous le signe de l’interprétation, première étape à une mise en voix et en espace de la pièce en cours d’écriture « Adieu Lenz » de Sébastien Brebel. La pièce « Adieu Lenz » sera créée au printemps 2015, une coproduction du Théâtre Amok et de Grosse Théâtre.

"Après quatre livres publiés chez P.O.L et une première incursion dans le domaine dramatique dans le cadre d’un Atelier Opéra Création au Festival d’Aix-en-Provence en 2011, je m’attelle depuis quelques mois à l’écriture d’une pièce de théâtre. D’abord mené en solitaire, comme pour l’écriture d’un roman, ce travail s’est progressivement agrégé la collaboration des comédiens Ronan Cheviller et Gilles Blaise, puis du metteur en scène Hervé Guilloteau.

Adieu Lenz se présente comme un interrogatoire : son plan d’ensemble est dessiné, son atmosphère a commencé de se déployer dans les scènes que j’ai écrites. Il me reste, à l’heure où je vous adresse ma candidature, à en écrire certaines scènes, à en remanier d’autres, en m’appuyant sur le travail de lecture et les échanges nourris avec les comédiens et le metteur en scène.
Nous avons commencé des lectures à la table, en septembre 2013, après avoir délibéré pendant l’été des modalités possibles de participation de chacun, afin que tous – auteur, comédiens et metteur en scène - puissent s’investir dans un projet qui, n’étant plus à ses commencements, appelle déjà un positionnement artistique et un engagement. A chacun de ces rendez-vous, j’ai pu expérimenter à titre personnel tout le profit qu’un auteur peut retirer de la lecture de ses textes et d’un dialogue avec comédiens et metteur en scène.

Car si l’écriture à la table permet de dessiner la silhouette claire d’un personnage, avec ses intentions supposées, la voix des comédiens et les indications d’un metteur en scène font trembler les lignes et décalent la perception qu’un auteur peut avoir de son propre travail. La banalité assumée de l’interrogatoire se révèle ainsi plus complexe qu’elle ne paraît au premier abord : les intonations, le débit, les gestes des comédiens mettent en place un système d’échos et de correspondances. La proposition de départ n’est pas altérée, ni déroutée : elle s’infléchit à chaque séance ; une partition nouvelle se laisse entendre. Ce n’est pas un artifice de le dire, l’écriture de la pièce se donne alors bel et bien comme une matière en devenir. Cette méthode de travail, inédite et passionnante pour moi, me permet ainsi d’aborder l’écriture d’Adieu Lenz comme un authentique work in progress et de concevoir sa maturation sur la base d’une entente artistique, dans un esprit d’équipe.

Sébastien Brebel

Lire Gracq aujourd’hui
Table ronde à l’occasion de la résidence de Sébastien Brebel.
le mardi 11 mars à 18 h 30
Maison Julien Gracq, 3 rue du grenier à sel
Saint Florent le Vieil
02 41 19 73 55

Sébastien Brebel

Né en 1971 à Argenteuil, il vit et travaille à Nantes. Il publie trois romans aux éditions P.O.L., dont le dernier, Villa Bunker, est traduit en anglais. En juillet 2011, il participe à un atelier opéra en création au Festival d’Aix-en-Provence. Publié en mai 2013, La Baie vitrée lui permet d’aborder l’espace de la nouvelle. Il travaille actuellement à l’écriture d’une pièce de théâtre, en collaboration avec comédiens et metteur en scène.

BIBLIOGRAPHIE

Place forte (P.O.L, 2002)
Le Fauteuil de Bacon (P.O.L, 2006)
Villa Bunker (P.O.L, 2009)
La Baie vitrée (P.O.L, 2013)

Gilles Blaise

Après des études au Conservatoire d’art dramatique de Bordeaux en 1973, puis à l’école de Robert Hossein, il est comédien permanent de 1973 à 1979 au Théâtre en miettes de Bordeaux.

De 1980 à 1983, il tourne différents spectacles en France, avant de se fixer à Nantes. En 1983, il joue dans Bas ventre avec le théâtre La chamaille de Nantes et participe ensuite à de nombreux spectacles de la troupe, parmi lesquels Après dissipation des brumes matinales, Le Misanthrope de Molière, mais aussi Othello, mis en scène par Hervé Tougeron sur le site des anciens chantiers Dubigeon.

Il poursuit ensuite l’expérience aux côtés d’Yvon Lapous qui fonde le Théâtre du Loup, et il sera régulièrement distribué dans ses créations (Les Sincères de Marivaux en 1998, Le Temps et la Chambre de Botho Strauss en 1999, Les Mains sales de Jean-Paul Sartre en 2000, Dreyfus de Jean-Claude Grumberg en 2002, ou encore Buffet froid de Bertrand Blier en 2007).

A partir de 2007, il travaille au sein de différentes compagnies nantaises, notamment avec Grosse Théâtre d’Hervé Guilloteau. Il joue alors dans Occident de Rémi de Vos, puis dans La Victoire (en 2010) où il prend part à l’écriture de sa propre partition.

Parallèlement à cette activité de comédien, il écrit, adapte pour la scène les textes de Melville, Rimbaud, Artaud et Bukowski. En 2012, à Crêpetown, il crée La Machine molle de W. Burroughs.

Il a écrit une pièce de théâtre, Prise de tête, qui est devenu un long métrage réalisé par Marylin Leray. Marqué par Artaud, Beckett et Michaux, il ne cherchera pas à déceler le sens ou la formule cachée d’un texte, mais à en capter l’énergie et le mouvement. Dans son approche de la scène, les mots ne sont pas pour lui des signes sacrés ou des mines de sens, mais des catalyseurs et des conducteurs sensibles qui ouvrent ses portes à l’imaginaire.

C’est pourquoi, au théâtre comme dans la vie, il est attentif surtout à décrire ou à indiquer une direction, plutôt qu’à emprisonner ou figer l’interprétation d’un texte dans un genre ou dans une catégorie.

Dans le dialogue que propose Sébastien Brebel et où il est impliqué déjà, il souhaite mettre en œuvre son approche empirique des textes. Il a déjà proposé en ce sens de composer au fil des séances de travail un journal de bord qui permettrait d’inscrire la collaboration des comédiens, metteur en scène et auteur, dans un cadre de recherche et de questionnement ouvert.

Hervé Guilloteau

Hervé Guilloteau a suivi l’enseignement du Studi-Théâtre du C.R.D.C. (aujourd’hui Le Lieu unique, scène nationale de Nantes) de 1995 à 1997.

En 1998, Hervé Guilloteau débute la mise en scène avec la création de L’héritage de Bernard-Marie Koltès puis de Peepshow dans les Alpes de Markus Köbeli en 2000.
En 2002, il compose le spectacle Ni perdus ni retrouvés avec l’auteur australien Daniel Keene. Cette même année, il découvre Les Frères Robert de Arne Sierens. C’est comme acteur qu’il participera à la création française de la pièce sous la direction de Johan Dehollander, en France et en Belgique.
Il est également distribué dans les créations d’Yvon Lapous, du Théâtre du Loup : Buffet froid de Bertrand Blier en 2007, Le retour d’Harold Pinter en 2008. De 2003 à 2006, il s’associe à Rémi de Vos, avec qui il réalise trois spectacles : Code bar, Ma petite jeune fille et Occident. En 2007, il met en scène La loi des pauvres gens avec Jackie Berroyer.
En août 2008, il présente Monologue sans titre de Daniel Keene dans sa version anglaise au festival Some french friends à Tucson/Arizona. En 2009, avec Yasmin Rahmani, il conçoit un spectacle à caractère autobiographique baptisé My Way. Une nouvelle mise en scène de Monologue sans titre vient d’être présentée au Studio-Théâtre à Nantes, avec le comédien Tanguy Bordage, en octobre dernier.
Artiste associé au TU-Nantes et au NTA/CDN d’Angers de 2009 à 2012, Hervé Guilloteau a initié en septembre 2009 un travail de recherche théâtrale baptisé Grosse Labo. Ce travail a abouti à deux spectacles : La victoire en mars 2010 et Kill the cow en novembre 2011. Il a récemment travaillé avec Nadia Xerri-L, auteur et metteur en scène de L’instinct de l’instant créé au Havre en février 2011. Eté 2012, il a dirigé Crêpetown dans le cadre du Voyage à Nantes, et réalisé le film Leo Constrictor, en collaboration avec le réalisateur Didier Poiraud, en cours de montage.

GROSSETHEATRE
T. 02 28 23 60 24
27 av. de la Gare St-Joseph – 44300 Nantes
Contact : Christelle Guillotin
contact@grossetheatre.com
www.grossetheatre.com
Association meta jupe
Siret 414 736 728 00042

Ronan Cheviller

Comédien de formation, il crée ses spectacles au sein de la compagnie Théâtre Amok. Ys tragédie a été monté par la compagnie Is Théâtre en 2001. Février a été présenté dans le cadre de Chantier d’Artistes au Lieu Unique par le Théâtre Amok qui a aussi créé Je m’écrase au fond du ciel. Le triptyque aux yeux (Maison d’œil, Hôtel d’yeux et L’île d’Yeu), trois fictions pour la radio ont été réalisées par Anne-Laure Lejosne dont le dernier volet a été créé au festival Sonor grâce à une bourse de Beaumarchais / SACD. En 2010, L’illustre Contre Monde a été publié aux éditions A la Criée. En 2012, il a été en résidence d’écriture à la Chartreuse Villeneuve Les Avignon / Centre National des Ecritures du Spectacle pour la pièce Protocole de rencontres. Depuis 2003, il interviewe les auteurs dramatiques invités par la médiathèque Hermeland de Saint Herblain sur la radio Jet Fm 91.2. Il est président des eat (Ecrivains associés de théâtre) Atlantique depuis février 2013.

Textes (et autres) de Ronan Cheviller

Protocole de rencontres | Résidence d’écriture à la Chartreuse Villeneuve-lès-Avignon, Centre National des Écritures du Spectacle, 2012.
Ella | Éditions du Petit Véhicule, 2011 et dans la revue Éponyme, éditions Joca Seria, avril 2007.
L’Illustre Contre-Monde, théâtre portatif | Éditions À la Criée, 2010.
Février | Revue Gare Maritime de la Maison de la Poésie de Nantes, 2010.
Hôtel d’yeux | Éditions du Petit Véhicule et dans la revue Gare Maritime, 2010 | Lecture-performance au festival Midi minuit, Maison de la poésie de Nantes, 2009 & 2010.
Un bougre | Éditions du Petit Véhicule / Le magasin des fantaisies, 2006.
Ys tragédie | créé par la compagnie Is Théâtre, Nantes et Brest, 2002.
Réalisation de l’émission Esperluette diffusée sur la radio JET FM 91.2 de 2003 à 2013 | Entretiens avec des auteurs dramatiques invités par la Médiathèque Hermeland de St-Herblain.

Fictions radio

« Lîle d’Yeux » : http://www.jetfm.asso.fr/site/H2O-du-05-05-11.html

« Maison d’œil » : http://www.jetfm.asso.fr/site/Maison-d-oeil.html

« Hôtel d’yeux » : http://www.jetfm.asso.fr/site/Hotel-d-Yeu.html

« Où il est question d’un gros calibre » :

http://www.jetfm.asso.fr/site/stockage/histoires_d_ondes/illustre_complet_100420_192.MP3

Vidéos

« R Cheviller par lui-même ou presque » : http://lescrisducloitre.org/2012/05/16/chartreuse-cheviller/
« L’atterrissage du Contre Monde » : http://www.dailymotion.com/video/xpsib0_06-ronan-cheviller-jean-marie-lorvellec-l-atterrissage-de-l-illustre-contre-monde-theatre-amok-dcie_creation
« Le Framboise (ou l’affaire du manuscrit retrouvé) » : http://lescrisducloitre.org/2012/09/04/chartreuse-le-framboise/
« Protocole de Pierre » : http://www.dailymotion.com/video/x10q1to_10-r-cheviller-le-protocole-de-pierre-dcie-msh-2013_school

novembre 2018 :

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