Aller au contenu

Maison Julien Gracq

Nii Ayikwei Parkes

Résident LLA · mars 2020

« Si nous cessons d’oublier, alors il n’y a plus d’erreurs, et il n’y a plus d’histoires. »

Nii Parkes est en résidence itinérante tout le mois de mars 2020 dans les structures du collectif Lettres sur Loire et d’ailleurs.

La résidence est soutenue par la région des Pays de la Loire et coordonnée par l’association Mobilis.

L’auteur

Romancier, poète du spoken word, nourri de jazz et de blues, Nii Ayikwei Parkes est né en 1974. Il partage sa vie entre Londres au Royaume-Uni et Accra au Ghana. Son œuvre est traduite en italien, chinois, français, arabe, allemand…

Ses dernières parutions traduites en français

La moitié d’un citron vert (Half-A-Lime), trad. Sika Fakambi, 2017, éd. Isabelle Sauvage
Notre Quelque Part (Tail of the Blue Bird), trad. Sika Fakambi, 2014, Zulma

Un extrait

La société Acquabio était nichée dans un recoin de North Ridge dont l’impression de quiétude ne parvenait guère à maintenir à distance l’animation trépidante d’Accra. North Ridge était un étrange collage d’ambassades, de squats, de résidences d’employés de la Banque mondiale, de bureaux et de clubs sélects, mais flirtant avec le cœur battant d’une ville semblable à toutes les villes que Kayo avait connues : un patchwork de rêveurs, de survivants et de mercenaires. Les mercenaires se repaissaient du gras des rêveurs et des survivants ; la vie des survivants quelquefois se faisait plus douce grâce aux rêveurs ; quant aux rêveurs, ou bien ils dépérissaient, ou bien ils prospéraient. Kayo n’avait rien d’un mercenaire ; mais des deux autres rôles, il ne savait pas encore lequel endosser et, tout simplement, il ne savait pas s’il aimait ou non les villes.

(Citation tirée de Notre Quelque Part.)

Dernière modification le 29 janvier 2020