Soirée hongroise, poésie et musique



vendredi 8 septembre à 19 h
Maison Julien Gracq, 1 rue du grenier à sel

en partenariat avec l’association
« amitié Tihany – Saint Florent le Vieil »

avec Caroline Sagot Duvauroux, écrivain et lectrice
Michel Bréchet à la flûte traversière
Patrice Grupallo à la guitare

Mon arrière-grand-mère était Viennoise. Hongroise me souffle-t-on. Qu’importe, cela me plait beaucoup, pour les légendes, les chevaux, la musique et les tziganes. Et surtout pour l’étrangeté d’une langue, la résistance d’une petite langue dans le monde immense. La poésie est d‘autre langue, étrangère toujours et cherchant à l’étrange la puissance des sensations. A l’aéroport de Budapest, je ne connaissais aucun mot hongrois, je demande comment dit-on Merci. J’entends : que se nomme (un poème en soi !) puis que ce neume (de mieux en mieux !). Je demande la graphie de köszönöm, magnifique ! on dirait du Kokoschka. Je travaillais alors à un livre sur la porosité des frontières en poésie entre image, son et verbe. J’avais mon titre, mystérieux comme un sésame d’une légende balkanique. De retour en France, je suis accueillie par un poète ami à qui je raconte ma trouvaille. Il sort de sa poche une rondelle métallique percée au centre, sur laquelle est inscrit : Kiskapu, petite porte…..
Je lirai donc ici un morceau de Köszönom puis un fragment inédit, écrit à Saint-Florent, qui dit peu de la Loire mais un peu plus des ponts et de la brume qui transforment en contes, les récits d’ici ou d’ailleurs.
On pourrait dire : là où ailleurs pour tenter de définir la poésie.

Caroline Sagot Duvauroux

Coup de projecteur

Jean-Gilles Badaire

Jean-Gilles Badaire, né en 1951, est l’un des peintres les plus représentatifs de la tradition du livre d’artiste. Il (...)

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