Charles Robinson

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Charles Robinson est accueilli en résidence du 21 octobre au 19 décembre 2014.
A visiter son blog : romancier aux aguets


Bibliographie
Génie du proxénétisme, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Fiction & Cie »,‎ 2008
Dans les cités, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Fiction & Cie »,‎ 2011

PROGRAMME DE RESIDENCE

L’Académie gracquienne
samedi 15 novembre 10 h à 12 h 30 puis 14 h à 17 h 30
atelier d’écriture animé par Charles Robinson

Le peuple est un arbre dont on cache la forêt
Lecture - Rencontre
mardi 18 novembre, 18 h 30
1 rue du grenier à sel

Quelque chose noir. La joie ?
Causerie
mercredi 3 décembre, 19 h 30, bibliothèque du Marillais
Présentation et lectures de l’œuvre de Jacques Roubaud, poète, romancier, oulipien, mathématicien, traducteur.
Grand lecteur, Jacques Roubaud revendique des passions multiples pour le sonnet, la poésie des troubadours, les classiques japonais, l’écriture à contrainte, les littératures anglaises et américaines.

Charles Robinson par lui-même

Littérature
Avant d’être auteur, je suis lecteur à cheval sur quatre siècles, cinq continents et de nombreuses disciplines. Mon premier roman, Génie du proxénétisme, paraît en 2008 dans la collection Fiction & Cie créée par Denis Roche aux éditions du Seuil. Le livre obtient le Prix Sade et est adapté au théâtre par le Groupe Merci.
Du XIXe s, le livre hérite d’un impératif d’exploration du monde. Du XXe s, il hérite de l’exigence d’invention des formes (structure et style). La littérature reste un puissant outil d’enquête, un testeur efficace. La littérature ne témoigne pas du monde, elle le refonde et le soumet à des hypothèses révélatrices.
C’est cet axe qui continue à guider mes travaux littéraires. Dans les Cités, deuxième roman publié au Seuil en 201 1 , se propose en deux volumes de 1 .300 pages et 1 00 personnages d’inventer une cité de banlieue, ses habitants, leurs imaginaires individuels et sociaux, leurs cohésions et leurs fractures. Ce projet s’achèvera en 201 5 avec la parution du second volet du cycle : Fabrication de la guerre civile.
Ultimo, livre formé de 92 définitions recomposées, explore la langue et ses incidents sémantiques à partir d’une écriture à contrainte.

Littérature, toujours plus
Le livre me passionne. Pourtant, je cherchais la possibilité pour mon travail littéraire d’excéder la forme conclusive de la publication. C’est pourquoi je reprends depuis deux ans chaque écriture dans des formes hors du livre. L’écriture fluide repart au travail, par exemple dans un enregistrement : Dans les Cités, devenu pièce sonore pour France Culture, ou Quand je pense à toi tu ris je ris aussi, texte devenu pièce sonore créée au domaine de Chamarande, reprise lors de l’exposition Find Your Own Way à Montreuil.
Dans les Cités, roman, est aussi la matrice de lectures publiques régulières depuis 2011, créées avec bande-son et vidéo.
Des formes brèves sont publiées une première fois et réécrites pour être lues sur scène avec un dispositif plastique, par exemple ils grouillent dans nos pensées ils ont faim, publié dans un volume collectif aux éditions Inculte (201 4), réinventé sous forme de lecture-performance avec une comédienne et un plasticien à Khiasma (Les Lilas), puis republié sous forme mixte texte- image, avec les photographies de la performance (éd. Histoire de l’œil).
L’écriture est une lave textuelle, potentielle et tourbillonnante, devant elle diverses formes se proposent, qu’elle vient tour à tour emplir : livre, livre-objet, live, pièce sonore, installation, e- book, etc. Chacune de ces fontes du texte éprouve les résistances et pertinences originelles.

Littérature, directions
La littérature vit un moment délicat de perte d’influence dans le champ culturel. Pour ceux qui sont amoureux des puissances, des potentialités, des pouvoirs de cet art, cette perte d’influence ne doit pas être un crève-cœur mais une injonction à se montrer d’autant plus rigoureux dans la création et inventif dans les manifestations et expressions de l’écriture.
Je suis convaincu que l’écriture ne doit pas transiger sur ses exigences intérieures et qu’elle peut éclore généreusement dans ses formes livre, électronique et live.

L’Académie gracquienne
samedi 15 novembre 10 h à 12 h 30 et 14 h à 17 h 30
atelier d’écriture animé par Charles Robinson
Inscriptions : 02 41 19 73 55
contact@maisonjuliengracq.fr

"Parce que tout dictionnaire est incomplet, l’académie gracquienne se réunira épisodiquement et œuvrera à la complétion des dictionnaires existants en définissant un certain nombre de mots absents.
Pour chaque mot sera proposé une définition, des recommandations d’usage, des citations littéraires pour lesquelles on privilégiera le détournement des œuvres de Julien Gracq ou des auteurs en résidence à la Maison.

Ex.
bagnon. n. m.
Joli résidus des bagnes désormais sans usage. Avec la fermeture des établissements de travaux forcés (en 1938), les forçats perdent leur nom stigmate de bagnard. Formés par le grand air, le compagnonnage et la camaraderie, les joyeux chahuts dans les dortoirs, ils conservent un air canaille, aisément repérable pour un œil exercé. Souvent en jogging, la mèche gominée, la narine piercée, tatoué, ils égaient les embouteillages, les retransmissions de match de football, les files d’attente aux guichets postaux, de leurs quolibets et de leur argot à nul autre pareil.

au féminin. D’un emploi rare et peu charitable. La bagnon est aujourd’hui femme honorable, souvent mère revenant de l’école ses enfants autour d’elle. Elle goûte peu de s’entendre briquer la mémoire, même quand l’interpellation se voudrait flatteuse. Spécialement au bar : Je vous vois une bagnon traversant la route, mes enfants, quelle altesse !

« De toute évidence, il se croyait seul. Le bagnon sortait de son bain et n’avait passé qu’un large pantalon de marin et une courte veste échancrée qui laissait ses bras nus.
Je restais tapi, le cœur battant, devant cet étranger soudain livré à la grâce de son animalité pure. »
— Le rivage des Syrtes"
Tarifs
journée : 30 Euros - 20 Euros pour les adhérents (adhésions 10 Euros pour l’année), les demandeurs d’emploi et les étudiants.
Inscriptions :
contact@maisonjuliengracq.fr - 02 41 19 73 55

mercredi 3 décembre, 19 h 30, bibliothèque du Marillais,
Charles Robinson nous raconte Jacques Roubaud,

En partenariat avec la communauté de communes de Saint Florent le Vieil

Place de l’abbé Meffray
49410 LE MARILLAIS
02-41-34-78-97

mardi 18 novembre, 18 h 30
1 rue du grenier à sel, 49410 Saint-Florent-le-Vieil

Veillée dans le grenier à sel, autour d’un potage et de voix qui nous emmènent dans une fresque romanesque "Dans les cités".

Charles Robinson, écrivain et Violette Pouzet, comédienne, vous accueillent dans l’imaginaire : 322 appartements, près d’une centaine de personnages, autant d’histoires curieuses, de situations singulières, de drames et de raisons de rêver.

septembre 2018 :

Rien pour ce mois

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Respirations

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